Presse

Caroline Dujardin, la couleur en partage

Mon portrait Couleur sur le blog de Vinciane Lacroix en 2018.

 

Découvrez l'article " Caroline Dujardin, la couleur en partage"

Rédigé par Vinciane Lacroix, physicienne, passionnée

par la couleur et photographe à ses heures.

 

"Elles aiment la Couleur", une rubrique où elle partage

les portrait des passionnées de la couleur ... 


Oser la couleur

Vidéo réalisée par la Maison de la Francité en 2016.


 

On parle de L'Atelier Couleur dans la presse:

 

 

 

Double page dans La Libre Entreprise du 29 octobre 2016

sur mon approche Couleur dans l'Habitat

 

Lire l'article via le lien internet de La Libre Belgique 

 

Une maison haute en couleurs

Les couleurs influencent nos humeurs, notre bien-être. Alors comment les choisir correctement ?

Caroline Dujardin, conseillère en couleurs, analyse les espaces, les personnalités pour créer un habitat coloré sur-mesure.

Alors que certains associent poétiquement des lettres aux couleurs, Caroline Dujardin marie, elle, les espaces aux couleurs. Elle est la confidente des nuances, des tonalités, elle les connaît étroitement, jongle avec leurs subtilités. Pour elle, la vie est une palette animée, une source inépuisable d’inspiration. Caroline Dujardin est conseillère en couleurs et nous livre quelques conseils pour penser ou repenser notre intérieur à la lumière d’un spectre coloré.

 

Tout le monde perçoit-il les couleurs de manière identique ?

 

Non, malheureusement. L’acuité visuelle à la couleur peut être très variable d’une personne à l’autre. Percevoir les nuances, cela se travaille, surtout avec l’âge qui rend plus difficile la distinction des subtilités des couleurs. C’est très stéréotypé évidemment, mais, en général, les femmes ont une sensibilité plus fine aux couleurs. Cela est certainement dû à l’univers plus coloré des petites filles via les jouets, les vêtements. Les hommes, eux, sont plus doués en ce qui concerne la perception de l’espace.

 

On connaît l’influence que la culture exerce sur les couleurs et leur symbolique. Comment le Belge perçoit-il la couleur ?

 

En Belgique, nous sommes plutôt frileux par rapport à la couleur. C’est curieux vu la grisaille qui caractérise notre climat… Nous aurions bien besoin de couleurs pour égayer nos villes, nos maisons. Mais nous ne sommes pas l’exception. Il faut descendre dans le Sud pour avoir un usage plus décomplexé de la couleur. Et puis, chacun a sa propre histoire aux couleurs. Certains tons peuvent être adorés par les uns, détestés par d’autres… Tout dépend des expériences. Par exemple, petite, j’ai été obligée de porter l’uniforme bleu marine. Depuis, il ne faut plus me parler de cette couleur d’un point de vue personnel.

 

Vous êtes conseillère en couleurs… Comment travaillez-vous ?

 

Je donne des formations sur le sujet à des professionnels ou des particuliers et je conseille l’usage des couleurs de manière personnalisée pour l’extérieur ou l’intérieur de maison, de bâtiments publics. En faisant appel à moi, certaines personnes imaginent que je vais mettre les couleurs de l’arc-en-ciel dans leur habitation. Et pourtant non, je travaille de manière subtile, selon mon ressenti de l’espace et surtout des personnes qui l’occupent.

 

Y a-t-il des règles à suivre pour colorer sa maison ?

 

Je travaille toujours avec un fil conducteur… Il doit y avoir une cohérence dans toute la maison. Je propose un ton neutre de base - un blanc doux ou un gris clair - et je suggère ensuite la couleur par touches, en fonction de l’espace, de la lumière naturelle et artificielle, des défauts à camoufler ou des détails à mettre en évidence. Il est rare que je conseille de peindre les quatre murs d’une pièce avec une seule et même couleur au risque d’avoir un effet d’écho, de réverbération de la couleur devenue trop forte… Je joue souvent avec les tons sur tons mais aussi avec les textiles, les meubles.

 

On doit souvent choisir la couleur de ses murs sur un petit bout de papier au magasin. Comment visualiser le réel effet créé par cette tonalité sur tout un mur ?

 

Le problème le plus souvent rencontré est en effet le dosage, que ce soit des points vues intensité ou proportion. L’idéal est de tester une couleur dans des conditions réelles, sur le mur lui-même à la lumière du jour mais aussi à la lumière artificielle (celle-ci "jaunit" notre impression). Dans la mesure du possible, si des petits pots testeurs sont disponibles, je conseille toujours de peindre 1 m2, une surface suffisante pour aiguiser son idée. Des applications existent aussi aujourd’hui et permettent de télécharger une photo de son intérieur et d’ensuite "peindre" virtuellement l’un ou l’autre mur. J’ai des réserves sur cette technique mais elle a le mérite d’exister.

 

Les couleurs influencent nos émotions, nos humeurs…

 

C’est évident. Des médecins s’intéressent même à l’effet thérapeutique des couleurs. Celles-ci peuvent aller dans le sens du bien-être ou à son encontre. L’important est de percevoir les besoins de chaque personne. Souhaite-t-elle un intérieur ressourçant ? A-t-elle besoin de pièces stimulantes ?

 

Ce principe de lien entre couleur et émotion est aussi présent dans le Feng Shui. Qu’en pensez-vous ?

 

Je suis prudente avec le Feng Shui. C’est un concept importé qui ne correspond pas forcément à notre habitat.

Mais cela rejoint ma méthodologie en de nombreux points… Ce sont en réalité des questions de bon sens.

Je pense surtout qu’il ne faut pas être dogmatique. L’important est surtout de rejoindre le ressenti de la personne concernée.

 

Froid versus chaud

 

La palette "fraîche". Elle comprend les verts, les bleus… des couleurs qui inspirent le calme, la relaxation, l’apaisement. Elles sont qualifiées de "froides" mais peuvent aussi être poudrées, douces. Elles ne s’associent pas forcément à une ambiance "frigo". Elles sont utiles pour donner l’impression d’agrandir la pièce. On dit d’elles qu’elles font "reculer" la perspective.

 

La palette "chaude". Elle est habitée par les jaunes, oranges, rouges… des couleurs qui donnent une ambiance cosy et chaleureuse. Elles sont à privilégier pour des pièces que l’on souhaite conviviales comme un salon. Elles, aussi, se travaillent dans des nuances subtiles. Ce sont des couleurs qui "avancent", qui rétrécissent la pièce. Elles sont, par exemple, idéales dans les longues et grandes pièces des maisons de maître bruxelloises.

 

De manière générale, elles stimulent. Impossible de les mettre dans une chambre ?

Pourquoi pas mais en tête de lit pour s’endormir face à une couleur plus douce ?

 

Totem régressifs

A l’entrée de l’atelier de Caroline Dujardin, conseillère en couleurs, une sculpture, un mikado géant… coloré évidemment. L’œuvre de Christian Bogaert, installateur et artiste belge. Ces totems impressionnants, il les dissémine un peu partout. Devant l’Hippodrome de Boistfort, par exemple, c’est lui aussi. Des sculptures en bois nature ou coloré qui éveillent en nous une âme d’enfant. Certaines installations ont d’ailleurs été créées et conçues en tant que cabanes… Dommage que l’on soit trop grand(e) pour y grimper. (Infos sur www.christianbogaert-deco.be)

 

--> Plus d’infos sur www.carolinedujardin.net

--> Caroline Dujardin donnera une conférence sur "Le monde de la couleur" le 17/11 de 20 à 22 h et une formation "Couleur, Espace & Habitat" le 19/11 de 10 à 18 h

 

Fanny Leroy pour la Libre Belgique - Publié le samedi 29 octobre 2016 


L'exubérance de la couleur

A l’entrée de la première salle, une salve de couleurs vives nous étourdit.

Elles fusent des paysages immenses que signe Caroline Dujardin.

Cette Bruxelloise, diplômée de la Cambre, a derrière elle un parcours étonnant, aux antipodes de celui auquel nous a accoutumés la majorité des artistes. Partie de l’abstrait, elle a éprouvé le besoin, un jour, d’effectuer un virage en épingle en direction du figuratif. A l’origine, le transfert d’un domicile urbain à Genval, dans un environnement de verdure et d’eau, avec en prime, l’ivresse des ballades en forêts et l’entretien d’un jardin.

C’est tout cela qu’elle nous restitue avec éclat et jubilation. Lacs d’azur, miroirs d’eau, nappes de ciel se confondent et sonnent le rappel d’arbres et d’herbes avides de s’y désaltérer. Des avants plans très travaillés s’interposent pour nous empêcher de plonger au cœur de ces abîmes ensorcelés, juste ce qu’il faut pour exacerber nos envies et nous préparer aux plus voluptueuses noyades.

Chacune de ses œuvres, nous dit-elle, est une promenade à l’aventure, à travers les tons d’une palette qui ne cesse, tout en gardant sa vivacité, de se diversifier et de gagner en nuances. Guidée par son instinct, elle aime, selon sa jolie expression, "laisser le hasard libre d’intervenir".

 

Exposition Galerie Juvenal - Huy -  septembre 2003

Jacques Henrard - Vers l’Avenir - septembre 2003


Des couleurs sans fin

Caroline Dujardin, jeune artiste peintre, se différencie de la grisaille trop souvent présente par une riche palette de couleurs et une lumière énergique qui semble sculpter des paysages du sud.

La couleur demeure très souvent le dernier souvenir que nos yeux ont distingué : couleurs d’un paysage, d’une émotion mais aussi couleurs du mouvement ou de l’immobilité. Ce sont ces couleurs en suspension autour de nous qui nous pénètrent peu à peu jusqu’à laisser leur empreinte définitive au fond de la mémoire. L’enfance garde peut-être cette image du paradis perdu en raison de la richesse de sa palette, mais les couleurs signent chaque époque de la vie jusqu’au blanc final où toutes se confondent et s’éteignent.

Caroline Dujardin semble porter en elle les traces d’une longue expérience des états colorés du paysage comme de la vie. Ancienne étudiante de la Cambre et aujourd’hui assistante, elle expose depuis 1986 et ses expositions ont drainé un public attaché à retrouver dans la peinture une jubilation, une joie de peindre que d’autres ont trop tendance à oublier.

Héritière très libre du fauvisme, elle projette littéralement ses visions sur la toile en y ajoutant cette énergie que certains nomment la générosité.

Cette générosité du regard est en même temps exigence : les couleurs vives négocient bien entre elles la confusion suffisante et nécessaire à cette vibration qui anime toutes ses toiles.

Les grands formats exposés au Senghor ont été choisis, entre autres, comme motifs de cartes postales par Amnesty International. La série de six cartes est superbe : on y retrouve le foisonnement de la vie et le choc des couleurs. L’artiste est surtout inspirée par les paysages des Cévennes, d’où elle ramène cette provision de sentiers escarpés, de falaises, de chemins creux, de sous-bois étouffés de chaleur, d’herbe piquetée de fleurs mauves et jaunes. Le soleil sculpte ses surfaces avec vigueur et en fait des volumes denses chargés d’une énergie rare.

Cette cohérence semble naître d’une volonté ferme de ne pas céder au règne du concept pur mais à la peinture uniquement. Cette peinture, renvoie vers le spectateur comme un prélèvement d’un vaste paysage. Ce prélèvement « chirurgical » permet de reconstituer tout le tissu. Le sud empierré et craquant résonne sur la toile. Nous avons l’occasion, en cette fin d’année, de découvrir un des jeunes talents les plus annonciateurs d’une œuvre belle et heureuse.

 

Exposition Espace Senghor - Bruxelles - Novembre 1993

Daniel Simon - Revue Semper - Novembre 1993


Paysages

La peinture de Caroline Dujardin se situe dans la belle tradition de la peinture fauve.

C’est dire le sens des couleurs dont les accords exaltés chantent la lumière et la sensation.

Inspirée par les paysages des Cévennes, elle rejoint cette densité des peintres du nord comme August Macke, Schmidt-Rottluff ou encore Jean Vanden Eeckhoudt.

 

Exposition - Salle Allende de l'Université Libre de Bruxelles - Juin 1992

Signé G.G.- Weekend-l’Express - Juin1992 


Caroline Dujardin en Majuscules

"A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles

Je dirai quelque jour vos naissances latentes…"  Arthur Rimbaud

 

Est- ce parce que la signature de Caroline Dujardin comporte à elle seule toutes les voyelles de l’alphabet, qu’à l’instar du poète, Caroline Dujardin en connaît bien les couleurs dont elle dit à chaque tableau les naissances latentes ?...

Vous en trouverez la réponse à la salle Allende qui ouvre ses portes, au début du mois de juin, à cette jeune artiste de 31 ans, pour une première exposition personnelle, fruit de plusieurs années de travail et de recherche.

De fait une fois passée les portes de l’exposition, on se retrouve au beau milieu d’un monde rimbaldien. De toiles en toiles, on découvre le noir des golfes d’ombre, le blanc des lances des glaciers fiers, le rouge du rire des lèvres belles, le vert des vibrements divins des mers virides, et le bleu des silences traversés des mondes et des anges. Et si l’on sait de Rimbaud qu’il donnait des couleurs aux voyelles, on peut dire de Caroline Dujardin qu’elle donne aux couleurs leurs lettres de noblesse.

 

Actuellement assistante à l’ENSAV la Cambre, Caroline Dujardin a été sélectionnée à de nombreux prix et de nombreuses expositions collectives, dont notamment à la galerie Pascal Polar, au Musée d’Ixelles, au musée des beaux-arts de Charleroi, ainsi qu’à la salle Allende. Une peinture murale orne par ailleurs les murs du centre sportif de la forêt de Soignes. Qu’il s’agisse de peintures murales ou de toiles, depuis ses débuts, l’art de Caroline Dujardin s’est toujours exprimé sur de grands formats, où les couleurs, vives et douces à la fois, s’étendent et se mélangent à l’infini. Inspirée par les paysages des Cévennes, l’univers de Caroline Dujardin se dissout dans des paysages abstraits aux tons fauves dont l’artiste sait retenir sur la toile toute sa lumière.

 

Ses tableaux géants sont comme des bouts d’horizon : de grand format en grand format, Caroline Dujardin refait le monde.

 

Exposition - Salle Allende de l'Université Libre de Bruxelles - Juin 1992


Grand format - Un appel aux institutions et aux entreprises

L’exposition « Grand format » de Caroline Dujardin s’adresse bien sûr aux amateurs d’art et aux collectionneurs, mais aussi et surtout elle est un appel aux institutions et aux entreprises … et est ainsi l’occasion de plaider, une fois de plus, pour l’exposition de l’art contemporain dans les sites fréquentés tous les jours par un large public.

Dans ce cadre l’achat et l’exposition d’art, par les institutions et les entreprises, dans leurs espaces de travail où de réception, est un acte important. Non seulement il aide l’artiste financièrement, mais il fait aussi entrer l’art contemporain –et donc une forme de réflexion et un reflet de la sensibilité de notre époque – dans l’espace public quotidien.

Ainsi il pourrait s’agir d’une manière simple de donner aux gens d'aujourd’hui des points de repères pour comprendre et aimer l’art d'aujourd’hui et donc aussi la société d’aujourd’hui.

A tous d’en susciter, auprès des institutions et des entreprises, la volonté et l’engagement. 

 

Exposition - Salle Allende de l'Université Libre de Bruxelles - Juin 1992

Thierry Van Beers - Revue de l’Université Libre de Bruxelles - Juin 1992


Exposition "Grand Format"

Le grand format semble solliciter beaucoup de jeunes artistes : faut- il y voir un défi de la surface, un besoin du geste ample, une indication d’aspirations dynamiques et lyriques ou dramatiques ?

Caroline Dujardin, assistante à la Cambre, affronte les panneaux de la salle Allende à l’ULB jusqu’au 13 juin.

C’est la nature qui lui inspire de grands mouvements de couleurs d’une abstraction allusive : forces vitales qui déferlent ou s’enchevêtrent en de grandes coulées peintes avec fougue. L’idée sous-jacente à l’exposition est d’être « le point de départ d’une réflexion sur le rôle des institutions et des entreprises dans l’aide à la création et à la promotion artistique » un domaine dans lequel, effectivement, on aimerait que l’on vît grand.

 

Exposition - Salle Allende de l'Université Libre de Bruxelles - Juin 1992

Revue Arts Antiques Auction - juin 1992

Contact

Caroline Dujardin

Avenue du Bosquet, 15

1332 Genval

0498/117 726 

contact@carolinedujardin.net

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